lundi 15 octobre 2007

Sur le multi tandem, tout au bout, pédale des sucettes aux goûts d'automne

Sucettes graineuses aux figues, noix fraîches et miel

L’heure est venue de mettre à jour la troisième recette destinée à l’édition treize de A Vos Casseroles, sur Ô Délices.


Cette fois-ci ce sont des sucettes, pour un peu faire sucrecuitier, même si on sait très bien que nos mains ne sont pas prêtent de manier si bien le sucre, ses cuissons et ses manipulations qu’un vrai professionnel, mais juste l’instant d’une recette, on peut bien nous accorder de rêver ...

Sur cette image, étant en rupture de stock de figues fraîches, j'ai cherché à mettre quelque chose d'assez proche côté couleur ... et ce fut un poivron noir-violet, une découverte de cette semaine !


Ces sucreries ont pour moi un goût de bonbons que j’achetais chez Satoriz quand j’étais petite. Je ne sais plus dire à quoi ils étaient, j’imagine au miel. Leur couleur était douce, crème,
beige, leur forme ronde, enveloppée d’un papier transparent ... c’est agréable, les souvenirs.


Pour les faire on utilise la méthode comme pour faire des bonbons, donc avec un thermomètre qui peut atteindre des températures entre 100 et 200°C.
A la préparation de départ, destinée à fabriquer des bonbons ou sucettes simples, on ajoute de la purée de figues fraîches, et une partie du sucre en miel.
En fait au départ je voulais utiliser des noix sèches, mais sur le marché, j’ai pris des fraîches ... alors j’ai fait avec, ça change un peu.



Ca réclame exactement
  • Du sucre roux, 167 grammes
  • Du miel liquide, 83 grammes
  • De l’eau, 2 cuillères à soupe
  • Des figues fraîches réduites en purée, 4 cuillères à soupe
  • Du glucose liquide (on doit pouvoir faire sans), 2 cuillères à café

  • Des piques en bois, 4 grands
  • Des noix fraîches, 16 cerneaux






Préparer déjà les piques en bois, je prends des grands, de 30 centimètres, que je coupe afin de
disposer de 4 bâtonnets par pique.
En tout il en ressort donc seize d’environ 7 centimètres.








Celle-ci fait la guitare.
Sur une surface qui ne craint pas la chaleur, placer une feuille de papier sulfurisé et placer les bâtonnets de bois espacés, puis leur mettre un cerneau de noix à un des deux bouts de façon à ce qu’un côté de la noix s’emboîte au pique. Comme ça le sucre viendra la coller au bâton.

Dans la casserole on pèse le sucre et le miel auquels on joint l’eau, la purée de figues et le glucose.
Sur feu modéré porter ce mélange à ébullition, baisser le feu à doux et laisser cuire jusqu’à 147-148°C en remuant de temps à autres. Ca peut être un peu long et c’est pas mal, vers les 120-130°C de protéger du feu par un répartiteur de flamme, cette petite plaque ronde qui permet de cuire encore plus doucement que la puissance du gaz est capable.

Là il ne faut pas traîner, on coule le sucre sur chaque noix de façon à ce qu’elle soit fixée au bâton de bois.
Pareil pour chaque sucette en leur donnant une forme assez ronde et pas trop flaque.


Ces sucettes durcissent rapidement.

La noix fraîche rajoute quelque chose, bien sympathique, et les graines de figues ne gênent vraiment pas. Je pense que ce qui donne à la sucette cette non-dureté et bien c'est le miel.



Dans la famille Nos Ah Fit Gu' je demande la tarte

Tarte pâte figuée et meringuée aux noix mielleuses


Après la première des premières pour le beau site de Ô Délices, une autre recette que j’ai montée suit.
Une tarte avec trois couches, plus des artifices, vous savez ces petits détails, comme des poussières, mais qui font le petit quelque chose du truc.
On en rajoute, encore et encore, tant qu’à la fin ça ne ressemble plus qu’à une chose, et plus au truc du départ.

Aaah c’est bien vague de parler en truc machin choses.
Mais il y a bien des mots que l’on n’a pas encore inventé, et donc il faut les remplacer. Ces petits mots sans sens défini jouent ce rôle.
Breffe-je, car là il n’est plus question de cuisine.


Un petit lien, même si pas grand monde aura le temps de caser encore beaucoup de recettes et de belles images,
avant la fin de ce jeu.


Cette tarte donc, dont la pâte est un mélange tout bête qui a fait fusionner la pâte sablée et la
pâte brisée, comme ça on ne se demande plus « Je fais une
pâte sablée, ou une brisée, pour cette tarte ? Et puis d’ailleurs, c’est quoi sablé, et c’est quoi brisé ? Laquelle contient un œuf, et
laquelle pas ? ». Mais pas une pâte nature. Je n’ai pu m’empêcher d’y offrir quelques dés de figues (qui au départ devaient être sèches, mais le bio était en rupture de stock, alors on fait avec ce qu’on trouve ce qui donne ...) moelleuses, pour l’assortir avec le thème que porte la tarte entière.




Une couche simplissime qui habille la pâte et qui est vraiment en accord avec les ingrédients à utiliser.
Suit la couche qui demande le moins de travail, si ce n’est de se rappeler combien on en met.

Puis celle qui fait douter jusqu’au bout, car selon le jour, elle rate et donne une vilaine allure au truc, ou est magnifique et donne toute la fierté que peut espérer un petit cuistot d’une si banale (pour certain) mais superbe meringue.
Et pour finir, tous ces petits machins (tout à l’heure c’était des choses, il faut donner son instant à chacun) qui décorent, donnent quelque chose de plus à ... la tarte en l’occurrence !
Et encore une fois, je considère ces petits éléments (un peu plus recherché, non ?) comme des miettes d’« indices » de ce qui est dans le met que l’on a devant soi.





















Je donne la parole à la recette.

Ceci pour un moule à tarte rond et de taille « normale », c'est-à-dire vingt-huit centimètres de diamètre.

La pâte brasée (Brisée plus sablée, non ?) et figuée a besoin, pour être de ce monde,
  • De farine de blé claire (T65), 300 grammes
  • De sucre roux, 150 grammes
  • De margarine, 150grammes,
  • De sel, 1 pincée
  • D’œuf, 1
  • De figues moelleuses ou sèches (bio), 50 grammes et en dés

On peut s’occuper de la pâte en premier et même la laisser patienter, tout repos n’est absolument pas mauvais pour sa santé !


Pour cela, il est seulement nécessaire de regrouper la farine, le sucre roux, et le sel (éléments secs), les mélanger un peu, pour une meilleure répartition du sucre et du sel dans la future pâte.
Leur faire tenir un puit, pour y mettre la margarine et l’œuf plus commodément.
En finir par pétrir tous les ingrédients réunis, afin d’avoir une belle boule de pâte entre les mains ... qu’on se lave pour pouvoir huiler le moule à tarte sans enduire la bouteille d’huile de gras !
Le moule à tarte, malgré que je le connaisse mieux que les moules à muffins, je l’huile et le farine, parce que ça reste rageant de voir les parts de tarte laisser la moitié, collée, au plat !
N’est-ce pas ?
’Fin voilà, la pâte va gentiment dans le moule que l’on a (vraiment bien) aménagé pour elle (Aaah le luxe j’vous dit pas !) en montant sur les bords, comme ça.

[Prise de photos]

On peut tout de suite l’enfourner, dans un four préchauffé (le temps de peser la suite), oui, vous avez remarqué, je n’aime pas préchauffer dès que je commence la recette, parce que ça gaspille, c’est cher le gaz ! Et puis si je me mets à me distraire avec autre chose, le four tourne pendant ce temps alors bon, on a assez de moyen d’être pressés ! Pas en cuisine s’il vous plaît.
Il lui va très bien d’être cuite une petite vingtaine de minutes vêtit d’une feuille de papier aluminium, puis poursuivre sa cuisson sans, durant dix minutes environ. Après tout dépend comment on l’aime cuite, mais il ne faut pas oublier qu’elle va repasser au four plus tard avec ce qu’il y aura dedans.


Quand elle est cuite, vous la sortez, elle est patiente, ce qui nous permet de faire la suite qui est
  • Des noix sèches, 40 grammes concassés moyens
  • Du sucre roux, 40 grammes
  • De l’eau, juste un peu

Dans une casserole, on met les noix concassées avec le sucre roux et un peu d’eau pour aider le sucre à caraméliser les noix.

La casserole passe sur le feu, et avec une cuillère en bois, on remue jusqu’à ce que les noix caramélisent, c’est un moment où ça commence à sentir plus que le sucre cuit, et qu’il devient un peu sableux, plus trop collant.
Quand c’est prêt, il faut mettre les noix caramélisées sur un papier sulfurisé, et laisser refroidir.


Pour s’occuper d’une partie de la meringue
  • Des noix sèches, 60 grammes
Mixer ces noix fin, jusqu’à les rendre en poudre. Elles sont humides car ça en fait sortir le gras de l’oléagineux.
Mettez cette poudre de côté.

La première couche demande
  • Des noix sèches, 100 grammes
  • Des figues fraîches, 100 grammes
Mixer les deux ; figues et noix, le temps d’obtenir une purée sans trop de morceaux de noix (mais quand même un peu).
Cette « crème », il faut la tartiner sur la pâte brasée cuite.
Partout pareil (ou presque), mais sans monter sur les bords.

La partie la plus simple est venue, elle consiste à prendre un pot de confiture de figues (maison ... ah ça ça change tout, parce que ça veut dire que l’on a dû la faire un jour) et d’en soutirer 180 grammes, que l’on tartine aussi, comme la purée figues-noix, bien sur toute la surface de la tarte, sauf les bords toujours.
Si vous n’aimez pas les morceaux de figues dans la confiture, vous pouvez la mixer, je ne l’ai pas fait.

C'est le moment de faire la meringue
  • Du blanc d’œuf, 1 seul moyen
  • Du bicarbonate de sodium ou du sel, une pointe de couteau
  • Du miel liquide, 75 grammes
  • Du vinaigre ou du jus de citron, ½ cuillère à café
  • De la poudre de noix, les 60 grammes de tout à l’heure

Je conseille de peser le miel avant, dans un petit saladier, et de préparer comme on le peut le vinaigre ou le jus de citron, comme ça on n’arrête pas le batteur à chaque ajout.
Dans un saladier, monter le blanc en neige, avec le bicarbonate ou le sel, à l’aide d’un batteur électrique ... ou à la main, si on est courageux ou que l’on a besoin de sport.
Quand le blanc en neige est ferme, c'est-à-dire quand il ne bouge pas lorsque l’on penche le saladier, c’est le tour du miel de venir sucrer cette blancheur et lui donner une douce couleur crème, c’est mieux de ne pas l’ajouter d’un coup, mais doucement.
Pendant cette opération, le batteur continue de tourner. Dès que la masse est homogène, mettre le vinaigre ou le citron et on peut éteindre l’appareil.
La poudre de noix peut alors venir s’ajouter. Avec une cuillère en bois mélangez.

La meringue est prête à couvrir les deux précédentes couches de la tarte.
Bien étalée sur toute la confiture, on ne doit pas la voir à travers.

C’est à votre tour, je ne maîtrise pas vos mains et je ne dirige pas votre imagination, rendez votre tarte coquette avec les noix caramélisées et quelques morceaux ou tranches de figues fraîches.
La tarte n’en est que plus soignée.


Ne manque plus que la cuisson, pour dorer un peu cette meringue bijoutée.
Au four chaud, une vingtaine de minutes. Le temps nécessaire à ce que la meringue prenne une teinte dorée, mais pas noire.
Ca reste une meringue souple, par le miel qu’elle contient, elle n’est pas croustillante et légère comme une meringue à base de sucre.




Il est certain qu’il faut aimer les deux ingrédients qui constituent principalement cette tarte, mais dès que c’est fait, on y revient ... seul l’arrêt sur les figues ou le trop nourrissant apport des noix peut
nous freiner, et pas forcément nous stopper !
Je vous dis, car c’est quand même à savoir, que cette tarte se conserve bien deux jours voir plus, simplement laissée dans le four éteint, et elle est meilleure les jours d’après.

dimanche 14 octobre 2007

Un brin de participation à un jeu ... une première et la cuisine s'en parfume


Muffins habités de figues et de noix


Ca fait un bon petit moment que je passe sur le site Ô Délices, et que je vois le jeu A Vos Casseroles, mais je n’ai jamais été dans les temps, ou alors les idées étaient pas très ... trop ... enfin pas comme assez bien pour y participer. Mais cette fois, j’ai pris le temps, j’ai passé quelques petites heures de nuits assaillie par des idées
toutes plus alléchantes les unes que les autres que j’en ai failli aller cuisiner en pleine nuit, mais j’ai un minimum de respect pour les autres personnes de cette maison ! Du coup j’ai demandé gentiment à ces idées de rester de côté le temps d’une nuit que, c’est sûr le lendemain, je m’occuperais d’elles. Et voilà que le moment est venu où je leur ai donné vie, en cuisine, avec une cuillère en bois à la main, un crayon et un bout de papier pour prendre note des marches à suivre. C’est pas évident, mine de rien, de créer. Mais on utilise toujours des bases que l’on à l’habitude de manier, ou alors on pioche dans les bouquins, c’est inévitable !
Trois recettes sont donc nées du thème de ce jeu ; figues et noix.
Aujourd’hui j’en écris une, et suivront les autres ... surtout que je n’ai plus tellement de temps avant la clôture des participations.


C’est une recette de muffins dont la base n’est pas trop sucré, ce qui permet de bien avoir le goût des figues (fraîches) et des noix.
Pour une première fois, car les moules à muffins récemment achetés n’avaient pas encore reçu de la pâte de ces petits gâteaux, ils sont bien réussis.



Pour douze muffins

Il m’est impossible de donner un temps de préparation, car vu que je n’en avais jamais fait, ça a pris du temps (... enfin c’est surtout que je les ai mitraillés de photos !).
Par contre j’ai noté que la cuisson est relativement rapide.

J’ai en fait fais deux pâtes, une avec de la farine demi complète (T110), et l’autre avec de la farine claire (T65), donc pour les poids, on peut arrondir à un chiffre rond ! Quand je fais ça, j’attend que les chiffres de la balance hésitent entre deux ... mais ça n’est pas évident, de plus je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les appareils électroniques, dès qu’ils ont compris que l’on attendait quelque chose de précis d’eux, ils l’évitent étrangement, ils tournent autour ... et nous on aiguise notre patience !


La première pâte est faite
  • De sucre roux, 62,5 grammes
  • De margarine, 37,5 grammes
  • D’œuf, 1
  • De farine de blé claire (T110), 175 grammes
  • De levure à pâtisserie (bio), ½ sachet
  • De lait de soja, 10 centilitres
  • De sel, ½ pincée

















La deuxième est faite
  • De sucre roux, 62,5 grammes
  • De margarine, 37,5 grammes
  • D’œuf, 1
  • De farine de blé claire (T65), 175 grammes
  • De levure à pâtisserie (bio), ½ sachet
  • De lait de soja, 10 centilitres
  • De sel, ½ pincée
Sur douze muffins, six sont de pâte demi complète, et six autres de pâte claire.
Des six demi complets, trois contiennent un disque de pâte de noix sur lequel est calée une figue fraîche, et trois ont dans leur ventre deux demies noix collées par une cuillère de confiture de figue maison.
C’est exactement la même chose pour ce qui est de la pâte claire ... j’ai pas su choisir entre les deux farines !




En tout donc, pour ce qui est des habitants des muffins, on compte

Des noix sèches réduites en poudre, 30 grammes

Du sucre glace (bio), 30 grammes
Du jus de citron, ½ cuillère à café
Du blanc d’œuf, ½ blanc d’œuf
Qui, bien amalgamés, formeront la pâte de noix











Des figues fraîches, 8 petites (6 pour dedans, et 2 pour ce qui est de la décoration extérieure)
Des noix sèches, 24 cerneaux

De la confiture de figues (maison), 6 petites cuillères (pas cuillères à café)

Le mieux est de préparer la pâte de noix avant la pâte à muffins, pour ça il suffit de mixer les noix assez fin, de mélanger cette poudre humide avec le sucre glace, et d’y ajouter le jus de citron ainsi que le blanc d’œuf, que l’on dose selon la consistance de la pâte, car il ne faut pas qu’elle soit trop humide, sinon on aura du mal à former des disques sans tout se coller les mains.

On obtient donc une belle boule de pâte de noix ... et on se retient d’en mener quelques bouts à sa bouche, malgré la facilité de la manœuvre !




Pour faire la pâte à muffins de base, on mélange bien énergiquement le sucre roux et la margarine. L’œuf s’y ajoute. La cuillère en bois remue bien.

A côté, se rejoignent la farine, la levure à pâtisserie, et le sel.

Puis les deux se rassemblent, et vient le lait de soja, pour donner une belle pâte homogène, souple et pas sèche.

Il faut faire de même pour la pâte avec l’autre type de farine.

Sortent les moules à muffins. On les huile, avec de l’huile de tournesol désodorisée, c’est très bien. Et par sécurité quand on ne connaît pas encore bien notre matériel, on peut rajouter de la farine, avec l’huile, même si
c’est anti-adhérent ... on n’est jamais trop prudent !


Par petites cuillères, on rempli les cases des moules, d’une petite épaisseur d’abord. Six d’une pâte, six de l’autre.
De la pâte de noix, nos mains forment des petites boules, de la taille d’un œuf de caille (j’ai du mal à vous trouver autre chose de cette taille ... un petit œil ?) et on les
aplatit, pour avoir des petits disques de la taille ... d’une petite noix.
Ce disque va se placer, centré, sur le fond de pâte, dans trois de chaque sorte de pâte de base.
Avec le doigt il faut faire un petit creux, de quoi poser une
petite figue dessus, une sur chaque disque de pâte de noix.
Il ne reste plus qu’à cacher le tout de pâte à muffins, attention, la même que ce qu’on a mis au fond !
Ensuite vient l’œuvre de la décoration,
c’est libre ! Des tranches de figues fraîches ... des cerneaux de noix ... tout est permis.












Des les six places qu’il reste, c’est le plus simple, il suffit de poser un cerneau de noix côté relief vers le fond de pâte, une petite cuillère de confiture de figues et un cerneau de noix, ce coup-ci les relief vers nous, et
recouvrir le tout de pâte, la même que celle du fond ... à moins que ça nous dise de faire un effet bicolore ! A essayer.
Et là encore c’est assez joli de décorer la surface des muffins. Et ça donne une idée de ce qu’il nous attend
dedans.


Il est possible, mais pas du tout indispensable, de saupoudrer chaque muffin d’un peu de sucre roux.






















Hop ! Au four, préchauffé le temps de prendre quelques photos (ou plus) de ce qu’on vient de monter !

Je n’utilise que le thermostat quatre, car les autres n’ont pas vraiment l’air de fonctionner, et le four chauffe bien suffisamment comme ça.

Vingt minutes plus tard, normalement, nos petits amis sont cuits, il ne leur manque
qu’un peu de couleur dessus, alors dans ce cas, j’éteins la chaleur, et je laisse ce qui cuit le temps que le four refroidisse.




Je ne sais pas ce que ça donne si on démoule tout de suite, je ne m’y suis pas risquée.
Mais grâce à l’huile et la farine, c’est tout simple !









Il ne manque que l’avis des goûts de chacun.


Bonne dégustation.

jeudi 13 septembre 2007

Pain au levain naturel sain et au sarrasin

Le coquin, il est malin.


Le levain (dit) de Serise a fait demande d’éléments …

  • Un bocal assez spacieux
  • Ainsi qu’un carré de tissu

Qui passent la main aux mangeables

  • La poudre blanche et farineuse, 254 grammes
  • Le liquide mouilleux et transparent, mais surtout pas chloreux, 254 grammes
  • La matière mielleuse, une cuillère à café

Lèguent le crayon au temps.

Non pas des secondes, ni des minutes, non plus des heures, mais des jours, 9.

Le premier jour conte.

En présence du bocal. De la balance (précise). Et des mangeables. En après-midi dit-il.
La farine et l’eau, 18 grammes des deux, se donnent la main et vont s’installer au fond du bocal.
Le miel est aussi des leurs. La cuillère à café en aide.
Mais qui donc à le rôle de touiller le tout ? Une grande cuillère.
Le mieux est encore d’en perdre le moins.
Puis ce bocal veut offrir un peu d’intimité à ses nouveaux habitants. Pour quatre jours. Le premier étant compté. Il couvre donc son ouverture d’un carré de tissu mouillé. L’idéal est de laisser une toute petite fente, juste de quoi respirer aux êtres abrités.

Chaque jour le tissu, lui, demande de boire. Sans en arriver à dégouliner.

Le quatrième jour poursuit l’histoire.

Les habitants mûrissent. Ils ont déjà changé. Avec autant d’attention.
Mais l’ennui les gagne.
Des grammes, 18 à nouveau de chacun des deux éléments, farineux et aqueux sont conviés.
Puis touillés.
Et l’ambiance ombragée et humide revient pour deux jours, en absorbant de l’eau chaque jour.

Le sixième jour prend la relève et use de son talent d’écrivain.

En offrant une fois de plus 18 grammes d’eau et de farine au mariage pâteux.
La grande cuillère conserve son rôle de touilleuse. Ca lui va si bien.
Le carré de tissu récidive son action généreuse. Et qui vit sans boire quotidiennement ? Certainement pas lui.
Qui rempile pour deux jours.

Le huitième jour parle.

Aux mêmes horaires que les autres jours, il y a une visite aux êtres du bocal, pour mouiller le tissu.
Mais aujourd’hui, point d’ajout en journée.
On agira le soir. C’est plus tranquille, plus discret.

Le soir venu.

Il est plus prudent de poursuivre de nourrir ce vivant dans un saladier … simple sécurité suite à quelques incidents … comiques !
Dans ce saladier (de taille raisonnable) donc, migre le levain.
Et s’y joignent 100g de farine ainsi que 100g d’eau.
Bien remués. A la cuillère.
Cette fois un torchon remplace le carré de tissu. L’ouverture est plus grande.
Toujours mouillé.

Le neuvième jour est matinal. Et un régal.

Et est adepte des regroupements nombreux.
Mais avant, 100g de sa masse iront s’isoler dans un petit bocal. Garé lui-même en bas du frigo. Pour les prochain pains.
Revenons-en au levain qui réside encore dans le saladier.

La farine et l’eau, au nombre de 100g chacun viennent lui rendre visite.
Aussitôt la cuillère intervient en touillant comme elle sait si brillamment le faire.
En deux heures, couvert, dans un lieu assez tempéré, ce levain est prêt à entrer dans la composition finale du pain. Au levain.

Après ce temps, il est pesé. Il nous en faut 250g.

Le pain n’a pas formulé ses souhaits …

  • La farine, 300g de claire (T65) et 200g de sarrasin
  • L’eau, 281g
  • Le levain, les 250g
  • Et le sel, 9g

Un deuxième saladier (assez grand) apparaît sur la table.
Où vont les 500g de farines réunies, avec l’eau tiédie. Cette eau est de source ou filtrée. Il est important de ne pas utiliser d’eau du robinet. Qui est chlorée. Le chlore anéanti toute action du levain.
Cette « pâte » est pétrie à la main. Bien pétrie.
Le levain la rejoint. 250g. Et il y est pétrit, aussi.
Puis le sel. Bien malaxé la pâte du pain. Le sel doit aller partout.

La pâte n’est pas trop collante. Sinon on y ajoute un peu de farine saupoudrée, puis on la repétrit.
Elle reste dans ce saladier. Mais agit en tranquillité. Donc couverte d’un torchon (pas nécessairement humide).
Le four est bien pour la garder durant sa levée. Pas allumé, le four.
Il veille sur cette Damoiselle deux heures.
Les mains rentrent à nouveau en jeu pour la flatter. Avec un peu de poudre farineuse.
Leur rôle est aussi de la former. Comme souhaité.
Son lit sera la plaque du four, recouverte d’une feuille de papier sulfurisé.
La fille n’est très patiente.
Le four, arrangeant, se plie donc à tous ses caprices en diffusant sa chaleur.
Elle le gagne rapidement … et feint de s’endormir … en fait elle gonfle.
Comme toute beauté féminine, c’est long. Une heure. Plus ou moins.
A thermostat raisonnable (4 ?)

Et pour finir par se faire appeler masculinement.
Le Pain.

Il est infini de détourner la base.
J'en ai usé, et je récidive.
Celui aux figues sèches, à la farine de soja (précuite ou pas), de châtaignes (toastées ou pas), de kamut, d'épeautre, se seigle, de quinoa, aux pruneaux, au cacao, au caro, aux graines (lin, lin brun, tournesol, pavot, sésame, courge), aux épices (curry, réglisse, cumin, anis, quatre épices), tout simple aussi, aux oléagineux (noisettes, pistaches, noix de cajou, amandes, cacahuètes, noix), aux olives et herbes de provence.
Et enfin, hier, cueilli sur Mitaine Ecarlate celui aux bananes séchées et lait de coco, ne contenant aucune goutte d'eau comme liquide, mais juste du lait de soja (je n'utilise jamais de lait) et du lait de coco, puis un peu de miel (de bruyère blanche), d'huile (de tournesol désodorisée), et de noix de coco râpée. Un délice.
Le deuxième (car j'en fait toujours deux) est celui aux abricots secs, graines (de lin brun, de sésame, de tournesol et de pavot, à part égale (1/2 cuillère à soupe)), un peu de miel (de bruyère blanche) et d'huile (de tournesol désodorisée). Succulent aussi. De vrais pains.

Merci, c'est merveilleux.

J'en reste boulangère volontaire.

samedi 8 septembre 2007

Des grains de sel en vu !

Les occasions ne manque pas de faire des fêtes.

Et chez la famille habitant la feuille de farine, si mystérieuse, on est apéritifs (je n'entends par là aucune boisson alcoolisé, juste des biscuits, chips, cacahuètes ...), jus, glace, voir gâteau.

Il est bon de savoir que nous sommes six (bons, certains ne sont pas toujours là, mais pour les fêtes généralement si !) ... et bon mangeurs ! Donc ça file vite.
Dans ce cas, c'est l'affaire, souvent, d'une dizaine de sortes (j'ai pas dit de paquets !) qui filent dans le chariot ... mais des biscuits, des chips, tout ça d'"industriel", de courant, car assez chers sont ceux de bonne qualité.

Du coup ça ma gonflée, comme un ballon, j'en ai failli m'envoler !

Lire l'étiquette, et ne voir que des mots illisibles (C'est véridique et ça parle de soit) ... et bien trop souvent ce glutamate monosodique, camouflé par divers pseudonymes ... je leur ferait un dessin sur les méfaits de ces choses. Non mais. Des chips n'ont besoin que de patates, de graisse à friture (type huile de palme), et de sel. Pas trop, de sel, sinon c'est imangeable. Pourquoi y ajouter des exhausteurs de goût, des conservateurs, nul besoin, le sel joue ce rôle.

Raaah ça me met sur une planète ça !

Du coup, éliminant peu à peu de mon assiette toutes ces cochonneries, en regardant tristement mes congénères en ingurgiter, j'ai décidé de creuser, et de trouver autre chose.

Comme toujours.

Faire moi-même.

J'y apprend, c'est intéressant, je sais ce qu'il y a dedans, et c'est bon ! Si encore ça avait été infecte, j'aurais cessé, mais là je me laisse à croire que je peux remplacer ceux du commerce.

Les chips, il faut encore me prescrire de l'entraînement, car elles sont comme des patates un peu frites, sinon molle encore. Je pense que je n'ai pas fait assez fin. Enfin avec le paprika, et le sel ... dur dur à dosé, le sel, mais cet assaisonnement va vraiment bien aux patates !


A leur suite, des crackers, détournés, pour imiter les célèbres Tucs, j'ai expérimenté au sésame, aux olives, au paprika.





Il faut être prudent sur le sel, minutieux, car soit c'est trop peu, soit c'est trop, c'est trop vite fait ... et inmangeable de l'autre côté !




















Puis divers gougères, crackers aux pistaches et citron.


Des madeleines, fabuleuses, venues de A Turtle in a Kitchen que j'ai d'ailleurs aussi détournées ! ... après avoir bien suivi la recette d'abord.










J'ai essayé aussi les croquants à l'ail et au gingembre de Cléa Cuisine très, mais alors très sableux ! Tellement prêts à se briser que je ne les ai pas coupés ... sinon ça aurait été de la poudre, que j'aurais servi. A la place j'ai préféré des doigts.









Et enfin, voilà venu, ma création.
Je sais, pas totale, la création, puisque j'ai pris la base des crackers qui circule sur internet.








A savoir.

  • De la farine claire (Type 65 ... quoique on pourrait bien varier !), 500 grammes
  • Du sucre roux, 2 cuillères à soupe
  • Du sel, 1 cuillère à café
  • De la margarine, 60 grammes
  • Du lait (de soja), 300 millilitres

La farine, le sucre, le sel Hop, vous filez dans le saladier. Et on perd pas d'temps !
Que je ne vous voit plus chacun à l'écart des autres.
Puis la margarine, je l'ai conviée aussi, avec vous, vous serez gentils avec son ami, le lait de soja, qui l'accompagne, et vous allez les boire, que vous ne fassiez plus qu'une pâte, un beau bloc sans bulles, surtout de savon, mais dit dont.

Mon idée, ça a été de, en partant de la base des crackers, faire des mini pizzas, genre Belin !
C'est tout simple en fait. Juste un peu à faire dans le détail, c'est petit, et ça prend un peu de temps et de patience. Rien de mal !

Pour, pas des minizzas, mais des Pizzers ou des Crackzzas.

Cru, pas encore fondu.

  • De la sauce tomate, ou pulpe de tomates, ce qu'il en faudra, mais pas beaucoup du tout !
  • Du sel, un peu soit sous la tomate, incrusté dans la pâte, soit sur la sauce tomate
  • Des herbes de provences, sans quoi ce ne serait pas des pizzas, il n'en faut pas beaucoup non plus, mais je ne saurais dire combien exactement
  • Du gruyère râpé, aussi peu, juste quelques fils par mini pizza

Il suffit d'étaler la pâte à crackers, assez fin, sur une table farinée, à l'aide d'un rouleau à pâtisserie en bois.
Si on veut, pour accentuer l'aspect biscuits apéritifs, on peut, à ce stade, parsemer la pâte de grains de sel, et les enfoncer à la pâte en passant dessus avec le rouleau à pâtisserie.
Pour donner des petits ronds, j'utilise le "porte-embout" de ma poche à douille, qui a un bon diamètre. Et je coupe des petits disques, comme si c'était un emporte-pièces.
Je conseille de mettre déjà les ronds sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé avant de leur mettre ce qu'ils porteront.

On se munit d'une toute petite cuillère, de notre minutie, et c'est parti !
Dans la petite cuillère, un peu de sauce tomate, qui gagne les disques de pâtes, ni trop, ni trop peu ... ah ah je vous aide !


















Quand tous les cercles sont recouverts, vous parsemez quelques herbes de provence, sur la sauce tomate.
Ah et ! Si vous n'avez pas encore mis le sel, il faut quand même en mettre, alors sur la sauce tomate, juste un peu.
Enfin le gruyère. Pour finir en beauté ces minuscules capsules.

vendredi 7 septembre 2007

Quesqu'on est heureux quand c'est mielleux

J'aime les gaufrettes savez vous comment ? Quand elles sont bien faites avec du miel dedans.

Pour ça, quatre cordes de pâte.

Que l'on façonne en boules ... Mais n'oublions pas la marche à suivre, tout d'abord, pour détenir ces pâtons.

C'est en fait la base des gaufres Dunkerquoises, attrapée sur le site de Cuisine Campagne
que j'ai simplement modifiée par l'aspect, car j'ai cuit la pâte dans un gaufrier qui est en fait au départ un appareil pour faire des gaufres à cornets pour les glaces !
Puis j'ai aussi remplacé la vergeoise blonde par du sucre roux, que j'ai chauffé un peu, pour qu'il ai l'aspect ... mais c'est pas tout à fait ça !
Comprenez, je ne voulais pas utiliser de sucre blanc, du commerce. Je n'ai aussi pas mis la dose de rhum ambré. Car je n'utilise jamais au grand jamais d'alcool dans ce que je cuisine.
Je crois que c'est tout ce que je me suis permis de modifier ! [Eh eh]

Si, j'en ai fait des fourrées, des pas fourrées, des grillées, des pas grillées, des à l'air de charbon !

Ici est réécrite la recette, avec les modifications apportées. Côté quantités aussi ! Car c 'était un essai, au départ. Et déjà que la cuisinière a dû travailler de quatre à six heures de la nuit ... matin ...

De la farine, 250 grammes
Du sucre roux, chauffé à la casserole pour qu'il fonde un tout petit peu, 250 grammes
De la margarine (je n'utilise jamais de beurre), 125 grammes
Des oeufs, un seul
De la cannelle, 1/4 de cuillère à soupe (ou une petite cuillère)
Un peu d'eau, il était dit 3/4 de verre, j'en ai mis le quart ... (un peu de mal à calculer)

Le sucre va donc dans la casserole, histoire de le chauffer légèrement, pour qu'il commence à grumeler ... enfin remarquez on peut s'en passer aisément !

Dans un saladier, la farine se fait belle, pour accueillir le sucre, à laquelle il se mélange.
Tous deux forment un joli puit, qui invite oeuf, eau, cannelle et margarine, et les avale !
Cet assemblement d'ingrédients forme une pâte, que l'on filme, et qui va reposer au frigo, douze heures. Oui oui, il faut avoir autre chose à faire ! Grimpez donc aux arbres !

Ces douze heures passées, la pâte veut se dégourdir la structure, et changer d'apparence ! Sans manger autant de temps, c'est comme si elle avait mincit, donc elle en prend une forme longue, en corde ... enfin quand même une corde de bon diamètre ! Comptez trois centimètres, pour être gentils avec Madame la pâte. Avec tout notre respect, la permission lui ai donné de reposer une heure de plus, au frais. Afin de s'imprégner de son personnage actuel.

Vous avez comblé ce temps comme il fallait, n'est-ce pas ?
Maintenant la pâte passe à la cuisson !
Pour ça il est donné à nos mains de la fractionner en petits morceaux, et de confectionner des boules, d'environ 4 cm de diamètre. Enfin c'est le genre de choses qu'on sent, ne sortez pas la règle ! Et vos souvenirs de calculs de diamètre.
Attention, la pâte se ramolli très vite, alors mieux vaut ne sortir les cordes du frigo qu'au fur et à mesure de l'utilisation.

Ah ah ah ça va chauffer pour vous ! On a été assez patient !

Les boules passent une à une dans le gaufrier, sur le gaz (pas trop fort, ça ne sert à rien de prendre des risques que ça finisse foncé !).
Je compte environ trente secondes par faces.
En retournant quand c'est bon.

On peut laisser la gaufre telle qu'elle, elle va durcir. C'est déjà très bon comme ça.

Sinon on a aussi le choix de lui mettre un peu de miel dedans.
Mais pour ça ... il faut déjà arriver à la trancher ! Sur toute la fournée que j'ai faite, sur deux jours, je ne suis parvenue à n'en ouvrir que deux ... c'est vous dire.
Il faut savoir que c'est chaud, et pas qu'un peu ... puis il faut un bon couteau, lisse. Et enfin le faire ni immédiatemment à la sortie de la plaque, ni trop tard, sinon c'est trop dur ... Donc si vous n'y arrivez pas, mettez le miel dessus, c'est très bon aussi. Bon, pas pareil, je reconnais, mais quand même, c'est bon !

Pour se faire une petite idée, une noire, une normale et une qui a reçu du miel, et croquée.


Je préconise donc de la patience, du calme, une résistance à la chaleur dans la partie extrême des doigts, une planche en bois, et un bon couteau, puis une notion du temps, parfaite !
Avec tout ça réuni, on peut arriver à ça. Bon, il faut aussi un appareil photo gentil [Hi hi]










Et tartiné de miel tout crémeux, délicieux.


Puis enfin tout fermé, prêt a être mangé ! Si seulement on arrivait à toutes les faire comme ça, aussi bien, ce serait délicieux.
Mais déjà je pense que le gaufrier n'est pas adéquat.
Ce que je visais, ce sont les gaufrettes Hollandaises, qui se vendent en Bio. Appelées aussi Stroopwafel.
Mais pour ça, il faut un gaufrier spécial, ancien, et en fonte, ou alors un gaufrier de type Tefal, avec des plaques spéciales gaufrettes, que j'ai dénichées ! Bientôt, bientôt je vais récidiver.

jeudi 6 septembre 2007

Nous croisâmes, suivant les confitures, des pâtes de légumes


Dans l'herbe de la montagne pousse un cactus de carotte.

On en récolte des bouts, et il croît sans s'arrêter.

Avec ces bouts - pour être un gourmand raisonnable - on compte 500 grammes.
Mais si on projette d'être un gourmand prévoyant, alors il faut plutôt prévoir 1 kilo voir plus. Ce sera toujours englouti. Sinon par les fourmis.

Là, au fond du bocal, bien calé, aggloméré, aglutiné, tout collé.
De la confiture ... de carottes.
Plus aussi orange que le cactus.
Et pourtant, elle devait cuire quatre heures, et elle n'a passé que une heure et demi dans la casserole !
Mais ce temps a suffit à faire avaler le jus de citron aux carottes, et les faires caraméliser dans le sucre.
Ca n'est pas une confiture, car ça n'est pas le moins tartinable ! Mais en guise de pâte, ça serait parfait. A condition de ne pas la mettre dans un bocal, sinon gare à la casse de petites cuillères !
Il y a aussi bien sûr la version peu cuite, tout juste trente-cinq minutes. Là c'est orange. Vif. Tartinable. Mais moins agréable, je trouve vraiment.

Reste à y intégrer de l'orange, à la place du citron. Et quelques épices.

  • Des carottes, 500 grammes
  • Du sucre roux, 375 grammes
  • Des citrons (zeste et jus), 3 [Voir à les remplacer par une orange et demi (zeste et jus)]

Vos mains, grace aussi et surtout à leurs doigts, vont éplucher et couper les carottes en rondelles fines (Bon, on peut aussi utiliser le trancheur du mixeur ... mais bon, faisons à l'ancienne, un instant, ça rappelle qu'on peut faire minutieux, c'est meilleur, et on mérite ce qu'on a après !).

La balance, elle, va peser les 375 grammes de sucre roux.

Et la râpe, retirer le zeste des citrons (ou des oranges).
Puis ces fruits vont se faire presser jusqu'à la dernière goutte. En laissant leurs pépins de côté (si on veut faire pousser une plante, c'est l'occasion !) gentiment, sans insister.

Dans une casserole (de la taille que vous souhaitez) une partie des rondelles de carottes se couchent, tapissant le fond de la casserole, le sucre vient tenir lieu de couverture, avec, comme dessins, un peu de zeste. D'autres s'y superposent, avec aussi du sucre, et du zeste. Ceci jusqu'à ce que tout soit dans la casserole, ainsi alterné, en finissant par une couche de sucre roux.
Là dessus, on verse le jus des citrons (ou des oranges).

Au départ cette étape n'était pas donnée. Mais ce soir là il était tout de même onze heures voir minuit, et voyant le temps de cuisson prévu ... j'ai dit dodo !
Donc j'ai rajouté cette phase, parce que pour la confiture de rhubarbe, j'ai dû le faire, alors j'ai décrété que ce ne serait pas mauvais ! Et que, en plus, c'est aussi quelque chose de dur, comparé aux fruits, que l'on confit, alors laisser les carottes reposer et s'imbiber une nuit, c'est pas une mauvaise idée.

Le mélange se prépare à reposer une nuit, couvert d'un torchon (pour les fourmis !)

Le lendemain les liquides forment un jus bien parfumé.


Le légume peut cuire. Sur un feu plutôt fort au départ. Puis on baisse aux premiers bouillons. La cuisson se poursuit sur feu doux, si ce n'est avec une plaque spéciale pour protéger la casserole de trop de chaleur.
Durant une heure à une heure et demi, le tout va s'imprégner du sucre, et des parfums de l'agrume. Il faut en fait que les carottes aient absorbé le jus, se soient colorées, caramélisées.
A ce stade seulement, on cesse de chauffer. Et on passe ça au mixeur, pour ne pas avoir autant de morceaux.

Ou on peut choisir la version tartinable, qui ne repose pas forcément une nuit, et ne cuit que trente-cinq minutes. Juste que le liquide ai été un peu bu. Mais que la couleur des carottes soit encore bien vive. Sur ce procédé j'ai un léger doute côté digestibilité de la préparation. Alors vous voyez selon vous.

Mais si c'est la pâte longuement cuite que l'on a faite, il faut la mettre ensuite dans un plat, recouvert d'une feuille de papier sulfurisé, afin que ça ne colle pas. Huilée si vous voulez.
Ensuite enfin on pourra la couper en carrés ... et s'en délecter !